Recette pour remplir un réservoir affectif

Recette pour remplir un réservoir affectif

Quand j’étais enfant tout mon entourage semblait contaminée par une idée saugrenue : il fallait absolument blesser un enfant qui fait des erreurs. Lorsqu’il ne faisait pas, ce que l’on attendait de lui, lui faire mal en le punissant, en le critiquant, parfois même en le tapant était une méthode couramment utilisée.

C’est ainsi que j’ai grandi dans un mélange d’amour et de crainte.

Et puis, je suis devenue maman et après moult déconvenues, j’ai découvert qu’en chacun d’entre nous, il y a un réservoir affectif. Quand ce réservoir est plein nos capacités humaines peuvent totalement s’exprimer : l’amour, la joie, la créativité, la puissance.

Au contraire, quand ce réservoir est vide quand nous sommes blessés, fatigués, nous heurtons les autres autour de nous, notre intelligence ne fonctionne plus très bien, nous sommes tristes et avons souvent peur. Comment faire ? Voici une recette possible.

 

Recette pour remplir les réservoirs affectifs des petits et des grands

Penser tout d’abord que chaque geste, chaque regard, et chaque pensée comptent quand on veut accomplir cette tâche avec enthousiasme. Combler les besoins c’est la base, les fondations du réservoir sont là, c’est ainsi qu’il semble solide et qu’il peut accueillir les moments de jeux, les discussions, les papouilles douces, les petits cadeaux, les lettres d’amour, les ballades ensemble, la cuisine, les fous rires, l’écoute des chagrins et des joies.

C’est très simple au fond de remplir n’importe quel réservoir un peu vide, un sourire, un mot doux, suffisent à augmenter le niveau de bien-être d’une personne.

Et quand notre réservoir est plein, on se sent accepté et aimé, et prêt à grandir et à devenir ce que l’on est vraiment.

 

Alors si tu trouves quelqu’un qui pense que faire du mal amène quelque chose de bon, partage cette recette avec lui !

 

Catherine Dumonteil-Kremer

publié dans le projet fou, éditions pour Penser à l’Endroit

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Catherine Dumonteil-Kremer, formatrice en parentalité positive

Avec plus de 30 ans d’expérience dans le soutien à la parentalité non violente, Catherine Dumonteil Kremer a fondé la Journée de la Non-Violence Éducative (JNVE) en France en 2004. Elle a créé le métier de consultant en parentalité et le programme « Vivre et Grandir Ensemble », premier programme français validé par la recherche.

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